• Un nouvel envol

    Un nouvel envol à Saint-Yan

    L'aéroport de Bourgogne du Sud offre une formation aux hôtesses de l'air.

    Sports
    Grâce à cette formation (qui coûte 1 940 €), les sept jeunes étudiants vont pouvoir obtenir
    le CFS (Certificat de Formation à la Sécurité), obligatoire pour devenir hôtesse de l'air.

     

    L'aéroport de Saint-Yan prend un nouvel envol avec une formation inédite consacrée au métier d'hôtesses de l'air. Et surprise… il y a des garçons ! Rencontre avec l'un d'entre eux.

    Toute ma vie, j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air. Toute ma vie, j'ai rêvé d'avoir les fesses en l'air ! ». La chanson de Jacques Dutronc, aussi drôle soit-elle, véhicule une idée reçue qui n'a aujourd'hui plus cours. Le métier d'hôtesse de l'air attire désormais autant les garçons que les filles. Pour preuve. Lundi, c'était la grande première de la nouvelle formation consacrée au métier de stewards sur l'aéroport de Saint-Yan Bourgogne du Sud. Et parmi les sept élèves qui composent cette promotion inédite, se trouvaient deux garçons. Parmi eux, Charles Pugeaut, 20 ans, originaire de Chalon-sur-Saône et titulaire d'un Bac Pro Commerce.

    « Je ne savais pas avant décembre que je voulais devenir steward ! », plaisante-t-il. Mais Charles avait déjà le virus du voyage bien ancré dans les gènes. « Mon père a toujours beaucoup voyagé. Il avait encore récemment une boulangerie à Los Angeles. Et là, il vient de partir en Arabie Saoudite pour travailler pour un grand groupe de supermarchés » poursuit Charles, qui ne regrette pas son choix une seconde. « C'est un article dans le journal local qui m'a donné l'idée. Concilier ma passion pour les voyages et en faire un métier, quel pied ! ». Sauf que contrairement à certains lieux communs, le métier d'hôtesse de l'air revêt des compétences extrêmement pointues. Notamment dans le domaine sécuritaire. « Si un pilote vient à mourir en plein vol, c'est l'hôtesse de l'air qui doit pouvoir immédiatement faire une check-list pour communiquer par radio à la tour de contrôle les priorités à effectuer. C'est en fait le dernier maillon pour sauver un vol d'un crash aérien », explique Bernard André, gérant de cette formation.

    La pression est donc lourde. Mais pas de quoi effrayer Charles. « À la base, je voulais être pisteur de ski. J'aime donc les sensations fortes ! ». On est rassurés.

    Plus d'informations sur la formation d'hôtesse de l'air à Saint-Yan au 03 85 70 96 43 ou au 06 85 76 05 23

    Charles-Edouard Bride du JSL le 20/01/2010.


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