• Des petits patelins branchés

    Des petits patelins branchés

    Quelques petites communes du Charolais-Brionnais surfent sur la vague des sites Web.

    À peine quelques centaines d’habitants, et pourtant un site Internet régulièrement mis à jour. Zoom sur ces petites communes modernes.

    Conseil Municipal
    Cliquez sur l'image pour la voir en grand...
    (Saint-Yan a bien été cité mais via ce site qui est là dépuis longtemps...)

    Outil : Une petite dizaine de villages du Charolais tient régulièrement à jour des sites Internet pour communiquer. Atouts. Avec plusieurs centaines de visites par jour (200 à 300 pour certaines), ces vitrines se veulent informatives et réactives.

    On dit parfois du Charolais-Brionnais qu’il compte quelques « zones blanches » : TNT, Internet, réseau téléphonique… Pour autant, une poignée de petites municipalités mise sur la modernité pour communiquer grâce à un site internet ou un blog.

    Plusieurs ont vu le jour au lendemain des élections municipales de 2008, comme à Semur-en-Brionnais ou à Saint-Aubin-en-Charollais. À la « une » du blog de Saint-Aubin (430 habitants), on voit des photos à la pelle de la cérémonie des vœux du maire. « On essaie de donner des infos en temps réel et de changer régulièrement la page d’accueil », explique Armand Forgeat, premier adjoint de Saint-Aubin et directeur de l’école.

    « J’ajoute des éléments presque tous les jours, sur la vie municipale et associative ou des suivis de travaux avec des photos et la possibilité de laisser des commentaires » explique le maire de Semur, François Baciak. Le blog de Semur (630 habitants) reçoit 200 à 300 visites journalières et a franchi le cap des 100 000 connexions au 1 er janvier.

    Économique : La fréquence de mise à jour se veut témoin d’un certain dynamisme en dépit du nombre d’habitants. Annonces d’événements, infos pratiques, comptes rendus de conseils municipaux… Cette petite fenêtre sur le monde est finalement un moyen peu onéreux d’informer la population. Un site est complémentaire aux bulletins communaux. « Ce genre d’outil donne plus d’infos qu’un bulletin annuel, et coûte beaucoup moins cher ! », constate Bernard Jaillot, maire de La Motte-Saint-Jean, village sur la Toile depuis 2002.

    Bref, cette visibilité sur le Net semble avoir tous les atouts. De plus, maires et adjoints sont catégoriques : la population est demandeuse. Et pas seulement les locaux. « J’ai eu des retours de personnes originaires de La Motte mais qui habitent loin aujourd’hui, et ils suivent l’actualité de la commune depuis Nice, Paris, et même au Canada », indique Pascal Rameau, adjoint. Les municipalités s’en servent même comme outil de communication touristique, ou pour mettre les nouveaux habitants au parfum. On y ajoute des rubriques un peu plus intemporelles : sur l’histoire locale, sur les coins à voir absolument, ou encore sur les associations en présence.

    Double sens : « Bien implantées, les associations ont pris l’habitude de nous communiquer leurs annonces, c’est vivant », souligne Armand Forgeat. Ces quelques pages interactives deviennent un trait d’union, un média à l’usage des uns et des autres.

    Mais encore faut-il trouver la « main-d’œuvre ». Sans réel budget pour créer un vrai site professionnel, les petites communes s’en remettent au système D et font appel aux « experts » locaux. À Mussy-sous-Dun, on a sollicité les bonnes volontés calées en informatique. À La Motte, l’adjoint en question est professeur de technologie industrielle.

    Enfin, en plus de l’information, Internet pousse à la reconversion. « C’est un bon prétexte pour inciter les personnes âgées, nombreuses dans notre secteur, à se mettre aux nouvelles technologies », conclut Jean-Pierre Bonin, maire de Mussy-sous-Dun.

    Charlotte Rebet du JSL le 20/01/2011.


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