• Avions Plein le Ciel

    Des avions plein le ciel de Saint-Yan

    Conseil Municipal

    Il n’y a pas que des hommes à la Patrouille acrobatique de France (PAF). Déjà, l’année dernière, la Patrouille avait connu une énorme médiatisation avec l’arrivée du commandant Virginie Guyot, en tant que première leader féminine de la PAF.

    Mais en coulisses, sur les 58 personnels militaires que compte la Patrouille, tous secteurs confondus (pilotes, techniciens, administratifs, etc), seules sept femmes sont dans l’effectif. Trois d’entre elles sont actuellement à l’aéroport du Charolais ce week-end à l’occasion du Saint-Yan Airshow, dont le temps fort sera le meeting aérien en présence de deux patrouilles professionnelles : la patrouille Breitling et la patrouille nationale.

    Chacune a une mission bien précise et toutes ont été intégrées à la Patrouille sur les mêmes critères que pour les pilotes et les mécaniciens : une cooptation basée sur la sociabilité au sein du groupe. La caporale-chef Charlotte Buffier, que ses collègues surnomment affectueusement « Lolotte la rigolote » est agent d’opération. Sa mission : tracer les plans de vol — Charlotte appelle cela les « routes »- qu’emprunteront les pilotes tout au long d’une mission, tous les jours. Ce sont par exemple les couloirs aériens à utiliser entre Salon-de-Provence et Saint-Yan. « Je travaille sous l’autorité du Capitaine Pillet, pilote, qui supervise les plans de vol », explique-t-elle.

    L’infirmière classe supérieure Mireille Fougerouse est privilégiée. Seule dans toute l’armée de l’air à revendiquer la double qualification d’infirmière-kinésithérapeute, elle peut intervenir pour soigner les muscles mis à mal des pilotes, mais aussi leurs articulations. « Les bobos les plus courants sont les troubles musculo-squelettiques, avance-t-elle, car les pilotes manient principalement une molette, le trim, plutôt que le manche sur leur avion, les tendinites du fait de la répétition de petits gestes et parfois des contractures ». Militaire avant tout, il lui faut être opérationnelle à tout moment, comme par exemple mercredi dernier où la PAF était en démonstration en Belgique à 21 h, et il lui a fallu opérer des massages de 2 h à 6 h du matin.

    Enfin, la sergente-chef Vanessa Imber, à travers son travail, véhicule l’image de la patrouille puisqu’elle est la photographe et vidéaste attitrée. La part vidéo tient une place primordiale puisqu’elle sert au débriefing des pilotes et à la mise en sécurité des vols.

    Eric Dujardin du JSL le 10/07/2011.



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